GUY LOUIS DROUIN

L'exposition de Novembre 2010

Si la peinture une traduction du visible, ce n’est pas un facsimilé. Si la peinture une traduction du visible, ce n’est pas un facsimilé. Même dans l’arrêt sur image l’œil voyage, Guy Drouin l’a vérifié " in vivo ". Je crains ceux qui sont eux mêmes au début du voyage. C'est soumis à l'épreuve que l'on devient ce que l'on est. Suivant le cours de son œuvre, il trouve son chemin sans la moindre carte, essayant loyalement bien des itinéraires. C'est un territoire aux mille détours, mais toutes les provinces sont des patries. Modèle de probité artistique, Guy Drouin s'aventure dans le pays qui est le sien. Cela exige un grand voyage, mais il a découvert la langue de son pays qu'il connaissait sans le savoir. La peinture est une confession. Heureux sont les artistes qui sans rien cacher nous émeuvent à ce point. 

Philippe Lejeune

Octobre2010 l'école d'Etampes